Les réponses des blocs « À vous » du cours
Le cours s'interrompt au milieu de dix calculs et promet en marge que la suite vit ici. La voici : dix réponses qui reprennent à l'endroit exact où l'énoncé s'arrête.
Chaque méthode du cours est suivie d’un bloc « À vous », et chaque bloc contient deux jumeaux. Le premier vous laisse la dernière étape, le second les deux dernières : tout le reste est écrit noir sur blanc dans l’énoncé. Ce qui suit reprend donc là où le cours s’arrête, et rien de plus.
Un conseil avant de lire : cherchez d’abord. Une réponse lue n’apprend rien, une réponse comparée à la vôtre apprend beaucoup.
Factoriser une expression
(a) . L’énoncé va jusqu’au produit . Restent la vérification et la conclusion.
On développe séparément les deux écritures, puis on compare. D’un côté :
De l’autre :
Les deux calculs donnent la même expression. Conclusion, quantifiée en toutes lettres : pour tout réel , .
(b) . L’énoncé s’arrête sur . Restent l’écriture du produit et la vérification.
La forme est là, avec et . Le produit est donc . On vérifie :
Les deux termes en s’annulent, et c’est la signature de cette identité. Pour tout réel , .
Simplifier une écriture avec des racines
(a) . L’énoncé fournit et . Reste le regroupement.
Les deux termes portent la même racine, ils sont semblables : on ajoute les coefficients et l’on garde .
Donc , c’est-à-dire . Contrôle à la calculatrice : et .
(b) . L’énoncé s’arrête sur et . Restent la sortie des carrés et le regroupement.
Les carrés parfaits sortent : et , donc et . Les deux termes sont alors semblables :
Donc , c’est-à-dire . Un piège de rédaction pour finir : on écrit , jamais .
Prouver qu’un entier est multiple de
(a) est un multiple de . Tout est fait sauf la conclusion, et c’est justement l’étape que l’on bâcle.
L’égalité ne conclut rien à elle seule : encore faut-il dire ce qu’elle signifie. Le nombre s’écrit sous la forme « entier », puisque est un entier. Par définition d’un multiple, est donc un multiple de , quel que soit l’entier .
(b) est un multiple de . L’énoncé fournit la factorisation . Restent le facteur à nommer et la conclusion.
Le facteur restant est . C’est un entier, car est un entier et parce que les sommes et les produits d’entiers sont des entiers. Ainsi s’écrit sous la forme « entier », donc est un multiple de , quel que soit l’entier .
Rendre une fraction irréductible
(a) . Les deux simplifications sont faites, jusqu’à . Reste à justifier l’arrêt, et c’est là qu’est le vrai travail.
Justifier l’arrêt, ce n’est pas écrire « je ne vois plus rien », c’est examiner les diviseurs. Les diviseurs positifs de sont et ; ceux de sont et . Le seul diviseur commun est , avec son opposé . La fraction est donc irréductible, et .
(b) . L’énoncé s’arrête sur . Restent la poursuite des simplifications et la justification de l’arrêt.
et ont pour diviseur commun : . Puis et ont pour diviseur commun : . Enfin et n’ont aucun diviseur commun autre que et , donc on s’arrête.
Ainsi . Contrôle par les produits en croix : et .
Un œil plus rapide voyait et , et concluait en une seule division. Les deux chemins arrivent au même endroit, et c’est bien ce qu’affirme le cours : l’écriture irréductible d’un nombre ne dépend pas de la route suivie.
Reconnaître un décimal, et l’écrire
(a) . L’énoncé donne l’irréductibilité et le multiplicateur, puisque . Restent l’écriture décimale et la conclusion.
On multiplie haut et bas par , puis on lit :
Le nombre s’écrit sous la forme , avec et . Donc est décimal, et vaut .
(b) . L’énoncé donne la fraction irréductible . Restent l’entier cherché, puis l’écriture décimale et la conclusion.
L’entier cherché est , car . On multiplie haut et bas par :
Le nombre s’écrit , avec et . Donc est décimal, et vaut .
Ce jumeau montre au passage pourquoi la première étape de la méthode n’est pas décorative. Sur laissée telle quelle, aucun entier ne transforme en une puissance de : le facteur ne disparaît jamais d’une puissance de . On aurait donc pu croire, à tort, que le nombre n’est pas décimal. C’est la fraction irréductible, et elle seule, qui donne le verdict.